Le pont

Il me revient parfois du temps de mes onze ans

Souvenir d’une cachette où nous allions jouer

Où nous allions parfois nous cacher pour fumer

Où nous pouvions rêver à être un peu plus grands

Sur le bord de la route nous laissions nos vélos

Traversions le boisé qui menait sous un pont

Près d’une petite rivière ou d’un trop grand ruisseau

Entre deux comme nous mi-homme mi-garçon

On s’inventait des jeux on pêchait des crapets

Et la sorcière grise de la maison pierre

Ne nous effrayait plus du moins on le disait

Il me revient parfois l’été de mes onze ans

Le dernier de l’enfance et de mes illusions

Quand nous étions heureux et tellement innocents

Publié par

le poete insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte, prolétaire-syndicaliste, militant indépendantiste, diplômé en sciences humaines du collège Lionel-Groulx, il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

3 réflexions au sujet de “Le pont”

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