Elle (s)

Dans son triste silence

La nuit noire s’allonge

Sur le lit des pensées

Dans lesquelles elle plonge

 

Elle s’allonge et s’étire

Et s’étire sans fin

À ne plus en finir

À en finir sans fin

 

Images sans éloquence

Images qui la rongent

Séquelles des passés

Qui jamais ne s’épongent

 

Ses hivers l’attirent

Dans l’hier des chagrins

Au tombeau des désirs

Où reposent les siens

 

Elle erre dans ses errances

Confondant dans ses songes

Vérités et mensonges

Avenir passé présences

 

Pour parler sans maudire

Des semeurs de chagrins

Qui sont venus détruire

Et violer son jardin

 

Elle s’auto-sentence

Sur ces murs qu’elle longe

La nuit encore s’allonge

Coupable sans péché 

 

Elle voudrait se punir

D’être sur le chemin

D’un salaud d’un satyre

D’un voleur de destin

 

Au sortir du silence

L’espoir se prolonge

D’autres ont osé parler

Des blessures qui les rongent

 

Le courage de dire

Progresse dans le matin

Publié par

le poete insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte, prolétaire-syndicaliste, militant indépendantiste, diplômé en sciences humaines du collège Lionel-Groulx, il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

Une réflexion sur “Elle (s)”

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.