L’exil

La mer s’est retirée

Laissant la plage nue

Vulnérable et superbe

Comme un corps étendu

Que l’amour exacerbe

Quand le drap est tombé

Au large l’horizon

Comme une fin du monde

Avale le soleil

Dans la cassure de l’onde

Et le soir s’émerveille

De sa propre chanson

Les effluves salines

Charroyées par le vent

Telles l’encens des messes

Portent au recueillement

Exposé aux caresses  

De cette paix marine

L’océan a noyé

Les rumeurs de la ville

Et du silence émane

Cet appel de l’exil

L’envie de fuir l’insane

Produit des vanités

Publié par

le poete insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte, prolétaire-syndicaliste, militant indépendantiste, diplômé en sciences humaines du collège Lionel-Groulx, il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

4 réflexions au sujet de “L’exil”

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