Constat

Là dans les alvéoles du ventre de la ville

Où les humains du jour viennent passer la nuit

Dans l’édredon du luxe ou le coton flétri

Des soleils cathodiques dans l’ombre se défilent

 

Dans les forêts d’acier de verre et de béton

Où des arbres en papier racontent des rumeurs

Que les ragots du soir reprennent en primeur

Le travailleur s’enivre de lumières et de sons

 

Il se bourre le nez de poudre d’escampette

Se noie par le goulot du haut de son tombeau

Ou se shoote au venin de serpent à sornette

 

Il se nourrit d’hormones se gave d’inconscience

Écrasé écarté crédité dans la marge

Toute révolution étant perdue d’avance

Publié par

le poete insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte, prolétaire-syndicaliste, militant indépendantiste, diplômé en sciences humaines du collège Lionel-Groulx, il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

Une réflexion sur “Constat”

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