Regret

 Puisque l’heure est aux confidences

Autant vous parler du destin

Qui fomente des manigances

Dans le terreau des jours anciens

 

Du cimetière des souvenances

Il exhume les amours mortes

Fixant par la coïncidence

Des rendez-vous qui déconfortent

 

Il réveille les eaux qui dorment

Dont on dit qu’il faut se méfier

Et les fantômes filiformes

Pour qu’ils reviennent nous hanter

 

Sa traîtrise pareille à nulle autre

Germe sur les brins du temps

Comme le font le blé et l’épeautre

Suivant la paresse du champ

 

Un jour en n’allant nulle part

À l’angle d’ici et d’ailleurs

Vous reconnaissez un regard

Le hasard vous attaque aux pleurs

 

Et c’est la lame de couteau

Et vous vous dites éberlué

J’ai un chagrin incognito

Un regret non identifié

Publié par

le poete insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte, prolétaire-syndicaliste, militant indépendantiste, diplômé en sciences humaines du collège Lionel-Groulx, il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

Une réflexion sur “Regret”

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.