Passage à vide

Quand le cœur est chagrin

Il dessine au fusain

Sur une feuille grise

La froidure et la bise

L’angoisse du destin

Les rêves qui le brisent

Gisent devant l’église

D’un village païen

Où même Dieu s’abstient

De poser ses assises

Quand le triste refrain

D’un orage sans fin

Nous entraîne et s’enlise

Loin de la terre promise

Tout au bout du chemin

Le jour se lève en vain

Quand la lune s’éteint

Car la peine tamise

La lumière qui grise

La nature au matin

Mais c’est une sottise

De faire sa devise

De « rien ne sert à rien »

Le monde va et vient

À son heure à sa guise

Car le temps des cerises

De tout temps rivalise

Avec le temps de chien

Et la beauté revient

Nous ouvrir sa valise

Publié par

le poete insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte, prolétaire-syndicaliste, militant indépendantiste, diplômé en sciences humaines du collège Lionel-Groulx, il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

6 réflexions au sujet de “Passage à vide”

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