Le temps la mer les femmes

Le temps comme la mer

Use de ses caresses

Les berges et les bergères

Patiemment sans pitié

Et la rive précaire

Dégrise de l’ivresse

Pleurant les primevères

Qui jadis l’ont ornée

 

La vague séculaire

Distribue ses largesses

Érodant l’éphémère

Mythe d’éternité

L’âge tendre est vulgaire

Il exhibe sa jeunesse

Nue-vite passagère

Frivole et effrontée

Aguicheuse pour plaire

Comme fausse promesse

Une parole en l’air

Aussitôt oubliée

 

Les marins qui galèrent

De maîtresse en maîtresse

Ne touchent jamais terre

Sinon pour l’effleurer

Ils ne verront que chair

Et leur triste tristesse

Tout l’extraordinaire

Réside dans la durée

 

Les bergères d’hier

Que le printemps délaisse

Portent sous leurs paupières

Une tout autre beauté

Elles savent la manière

Elles savent la tendresse

Quand un amour sincère

Sait les émerveiller

 

Gilles St-Onge

Publié par

le poete insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte, prolétaire-syndicaliste, militant indépendantiste, diplômé en sciences humaines du collège Lionel-Groulx, il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

Une réflexion sur “Le temps la mer les femmes”

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