Contre-chant

Lorsque le chœur des anges

Ne donne plus le ton

Quand hors de la portée

Les mélodies s’en vont

Chacun a sa manière

D’en faire une chanson

C’est dans toute la gamme

Des accords dissonants

Que se trouvent les sons

Qui font les tristes chants

Et on place des « si »

Derrière quelques bémols

Et des soupirs cassants

Tout en pointant le sol

Sur le dos du piano

Du cor ou de la viole

On compose çà et là

Un air qui nous console

Les larmes sous la baguette

D’un chef imaginaire

Jouent une symphonie

Plaintive et ordinaire

Que personne n’entend

Les pleurs sont solitaires

Et souvent un peu croches

Et noirs et éphémères

Les amours sont sans voix

À la fin du concert

Publié par

le poete insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte, prolétaire-syndicaliste, militant indépendantiste, diplômé en sciences humaines du collège Lionel-Groulx, il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

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