L’amour blanc

J’écoute calmement tomber les flocons blancs

Et leur bruit est pesant au rebord des fenêtres

Le tambour des galères qu’un condamné entend

N’est jamais aussi sourd que le temps qui s’empêtre

Chaque nouvelle neige abrille* de son sang

Les souvenirs distants qui passent et s’enchevêtrent

Glissant entre mes mains tel les sables fuyants

D’un désert poussiéreux où dorment les ancêtres

Dans la blancheur du soir que la lune répand

La vie qui réfléchit avant de disparaître

Fait penser à sa vie à ses lointains printemps

Je ne peux rattraper les journées de beau temps

Les soleils gaspillés avant de disparaître

Mais je garde pour toi un hiver d’amour blanc

*Abriller : (Québec)

  Verbe signifiantrecouvrir (le plus souvent d’une couverture)

Publié par

le poete insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte, prolétaire-syndicaliste, militant indépendantiste, diplômé en sciences humaines du collège Lionel-Groulx, il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

5 réflexions au sujet de “L’amour blanc”

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