Les sucres

Dans une forêt morte

Érables alignés

Étirent leurs mains grises

Vers un soleil glacé

Cueilleurs en quelque sorte

Des doux jours sucrés

Au goût de friandises

Et de grandes tablées

Leur long sommeil transporte

 

Dans leurs veines animées

Cette saison promise

Le dégel annoncé

Dans mon pays du nord

Austère et dédaigné

L’espoir coule goutte à goutte

Dans des chaudières d’acier

 

L’hiver est un effort

Qui est récompensé

Par des trésors sans doute

Des autres ignorés

La mine cache son or

La forêt son gibier

La sève qui dégoutte

Son sirop singulier

 

Si tel est mon pays

Telle est ma vérité

Telle est mon existence

Rien ne nous est donné

La patience est le prix

De la tire tant aimée

Depuis la tendre enfance

Et jusque chez l’aîné

Hommes et femmes d’ici

Savent cette vérité

Ce qui semble souffrances

Prépare la coulée

Gilles St-Onge

Publié par

le poete insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte, prolétaire-syndicaliste, militant indépendantiste, diplômé en sciences humaines du collège Lionel-Groulx, il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

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