À Françoise

Pour apaiser son cœur son âme et son esprit

Face à l’absurdité devant l’inconcevable

Le peintre a ses pinceaux et le poète écrit

L’espace d’un instant tuer l’inéluctable

*

Il nous faut pour survivre à cette vie fugace

Et l’amour et les mots pour nommer la beauté

Trier ses souvenirs tamiser les années

Faire fi un instant de nos instincts sagaces

*

Pour sublimer la mort et apaiser la vie

*

Du plus petit Mozart au plus grand troubadour

De la simple chanson au plus grand requiem

Chacun à sa façon cherche à sortir du jour

Faire le temps d’un songe un ultime détour

*

Et pour garder d’hier une preuve de vie

On sculpte dans la pierre depuis l’aube du monde

Comme on prend des images vivantes aujourd’hui

Les visages de ceux dont nos mémoires abondent

*

Pour sublimer la mort et apaiser la vie.

*

L’existence souvent se pare de dorures

Aux effets placébos sur le mal ordinaire

Des marcheurs qui suivent la voie des sépultures

L’art est un sucre doux sur un fruit bien amer

*

Il faut tant de talent pour transcender sa peine

Et bien plus que des mots pour se dire poète

Il faut fleurir les roses au temps des chrysanthèmes

Je n’ai pas ce qu’il faut avec mon cœur en miettes

*

Pour sublimer la mort et apaiser la vie.

*

© Gilles St-Onge

Publié par

Le poète insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte. Il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

2 réflexions au sujet de “À Françoise”

  1. Wow je l’adore celui-ci je n’ai plus de mots pour dire comment il résonne, depuis très longtemps ma plume m’a justement servie et maintenant mes dessins
    A mettre en mots et en couleurs ce que mon coeur et mon âme veut dire
    Je pourrais recopier chaque mot de ton poème tant il me parle a l’intérieur

    Il nous faut pour survivre à cette vie fugace
    Et l’amour et les mots pour nommer la beauté
    Trier ses souvenirs tamiser les années
    Faire fi un instant de nos instincts sagaces
    *
    Pour sublimer la mort et apaiser la vie

    Du plus petit Mozart au plus grand troubadour

    De la simple chanson au plus grand requiem

    Chacun à sa façon cherche à sortir du jour
    Faire le temps d’un songe un ultime détour

    Merci Gilles pour ce magnifique poème

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