Mensonge

Il me reste ma plume

Mes livres et ma guitare

Quand dans les soirs si tard

Mes rêves se consument

 

Je fais à l’amertume

Une chanson miroir

Une chanson plus noire

Que mon cœur de bitume

 

Parfois ce sont les mots

Plus rarement la musique

Qui traduisent les sanglots

Autrement pathétiques

 

Sur un accord de do

Un élan poétique

Sublime en romantique

Même la hache du bourreau

 

On en fait des poèmes

On en fait des complaintes

Chantant les chrysanthèmes

À nos amours éteintes

 

Pour se berner soi-même

On se soûle à l’absinthe

Des métaphores enceintes

De nos tristes blasphèmes

 

On se joue de la lyre

Comme d’autres la trompette

Pour ce son qui déchire

Les âmes déjà en miettes

 

Et pour ne pas se dire

L’ampleur de la défaite

On se prétend poète

On s’apprend à mentir

 

Gilles St-Onge

Publié par

le poete insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte, prolétaire-syndicaliste, militant indépendantiste, diplômé en sciences humaines du collège Lionel-Groulx, il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

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