La corde à rime

Je dépose mes mots comme on étend son linge

Un à un sans pudeur au hasard du panier

Sur une corde à rime j’accroche mes méninges

Et vous laisse deviner une part d’intimité

Je pose sur le filin mes hauts comme mes bas

Les dessus les dessous le chic et l’ordinaire

Exposés au soleil au parfum des lilas

Des bribes de secrets des parcelles d’hier

Je porte mes poèmes comme d’autres l’uniforme

Ils disent qui je suis comme les feuilles de l’orme

Qui changent de couleur pendant que je discours

Chacun en les lisant se fait sa propre histoire

Sa propre vérité puisée dans sa mémoire

En habits du dimanche ou en haillons du jour

Publié par

le poete insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte, prolétaire-syndicaliste, militant indépendantiste, diplômé en sciences humaines du collège Lionel-Groulx, il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

3 réflexions au sujet de “La corde à rime”

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