À marée basse

Les eaux du St-Laurent se retirent et soudain

Sur les berges du fleuve je suis l’homme amarré

Comme voile au mouillage qui attend la marée

Posée sur la batture par la main de Fortin

 

On a vu plus d’une fois couchée sur le rivage

Une barque craquante trop usée pour voguer

Que les pêcheurs délaissent et laissent divaguer

Sur les vagues d’hier sans même un bastingage

 

Ses couleurs s’écaillent et offrent des fissures

Que les grands vents du large se plaisent à infiltrer

Exposant sa carlingue à la grande cassure

 

Les eaux du St-Laurent me porteront demain

Et à moins d’un naufrage encore quelques années

Puis j’irai m’échouer oublié des marins

 

Publié par

le poete insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte, prolétaire-syndicaliste, militant indépendantiste, diplômé en sciences humaines du collège Lionel-Groulx, il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

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