Les cerisiers sont noirs

Cadavres sans visage

Que l’on réduit en cendres

Les oraisons d’usage

Reportées aux calendes

.

Cortèges funéraires

Aux portes des mouroirs

Les vieux quittent la terre

Sans même un au revoir

.

La route est sans ambages

Le chemin sans méandres

La faucheuse sauvage

Sans cesse en redemande

.

Les condamnés grégaires

Suivent le long couloir

À l’allure portuaire

Menant au purgatoire

.

La presse nécrophage

N’en peut plus de répandre

Ragots et commérages

Dont la masse est friande

.

On compte les grands-mères

Sans le moindre mouchoir

Au printemps mortuaire

Les cerisiers sont noirs

Publié par

le poète insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte, prolétaire-syndicaliste, militant indépendantiste, diplômé en sciences humaines du collège Lionel-Groulx, il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

5 réflexions au sujet de “Les cerisiers sont noirs”

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