L’ancêtre

L’horloge tourne

À chaque tour le cœur faiblit

Decrescendo

Tout doux tout doux sans faire de bruit

Il bat toujours et tinte encore

Mais le silence l’envahit

Un silence qui fait trop bruit

*

L’horloge tourne

Les rêves se font plus petits

Rallentando

Et rêver demande un effort

Comme un cortège sous la pluie

Le pas est lourd le ciel est gris

*

L’horloge tourne

Et l’âme même s’abrutit

Smorzando

Lueur au bout du corridor

La nuit a déjà fait son lit

Sans déranger il est parti

*

© Gilles St-Onge

Publié par

Le poète insoumis

Gilles St-Onge : Né à Montréal en 1964. Poète autodidacte. Il tient le blogue « Le poète insoumis » sur lequel il propose une poésie à la fois engagée, intimiste et critique.

Une réflexion sur “L’ancêtre”

  1. Très beau , et pourtant même si l’arrière petit fils ou l’arrière petit fille dans ma vie voit déjà avec les yeux du corps cette ancêtre en moi
    Dans ma tête et dans mon cœur moi j’ai encore et tours 20 ans
    Quand je ferme les paupières et les yeux du corps je vois bien que l’amour les rêves et la passion En rien n’appartient à notre véhicule charnel du moins c’est ainsi pour moi
    Je suis née vieille et je vais partir jeune

    Aimé par 1 personne

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